Mise à jour le 29 juin 2026

Après une première vague de fortes chaleurs accompagnée de pics de pollution à l’ozone dès le mois de mai, la seconde moitié de juin a été à nouveau marquée par des concentrations élevées d’ozone. Par leur précocité, leur répétition et leur durée, les épisodes de ce printemps et début d’été sont déjà remarquables et rappellent, à certains égards, l’été 2003.


 

Du 18 au 27 juin , l’Île-de-France a connu un nouvel épisode de pollution à l’ozone, marquant par sa durée et par les niveaux maximaux relevés. Cet épisode s’inscrit dans un contexte inédit de répétition des situations de pollution : six jours avaient déjà été enregistrés fin mai et dix autres jours sont déjà comptabilisés depuis le 18 juin. La préfecture de police a d’ailleurs mis en place des actions pour limiter la pollution et cela à partir du jeudi 18 juin, actions renforcées dès le vendredi 19 juin. Ces dernières ont été levées le 28 juin 2026 en lien avec l'amélioration franche prévue et constatée le dimanche 28 juin 2026. 

L'Agence régionale de santé (ARS), Airparif et de nombreuses collectivités ont aussi relayé les recommandations sanitaires à destination de la population à la fois sur la canicule et l'ozone. 

Pour rappel, l’ozone est un oxydant qui a un impact au niveau inflammatoire, sur les poumons et les muqueuses oculaires. C'est un polluant « secondaire » : il n’est pas directement émis dans l’air mais se forme sous l’effet du rayonnement solaire à partir d’autres polluants, notamment les oxydes d’azote et les composés organiques volatils émis par les transports, certaines activités industrielles ou encore l’utilisation de solvants ainsi que la végétation. Les fortes chaleurs, l’ensoleillement important et les conditions anticycloniques favorisent sa formation et son accumulation.

À ce stade, l’été 2026 présente des ressemblances, sur certains points, avec l’année 2003, restée dans les mémoires pour sa canicule exceptionnelle et ses nombreux épisodes de pollution à l’ozone. La précocité et la répétition des épisodes observés cette année s’en rapprochent. En revanche, leur persistance est rare et même inédite si tôt dans l’année en Île-de-France.

Après plusieurs pics avec des concentrations importantes pour l'ozone comprises entre 160 et 200 µg/m³ pour les journées du 18 au 27 juin, les niveaux ont atteint 240 µg/m³ le samedi 27 juin pour le dernier jour de l'épisode. À titre de comparaison, lors de la canicule de 2003, la concentration maximale observée était de 282 µg/m³ le 8 août 2003. Dans un passé plus lointain, des concentrations maximales supérieures à 300 µg/m³ ont déjà été relevées (357 µg/m³ le 12 juillet 1994 et 340 µg/m³ le 11 août 1998).

Cette évolution témoigne de l’efficacité des réglementations mises en œuvre aux échelles européenne, nationale et locale pour réduire les émissions des polluants précurseurs de l’ozone. 


L’épisode de juin 2026 concerne également de nombreuses autres régions françaises. Alors que l’été ne fait que commencer, cette situation invite à une vigilance renforcée, d'autant que ces derniers jours s'accompagnent également de hauts niveaux en pollens. Elle rappelle aussi les liens étroits entre qualité de l’air et changement climatique, l’ozone étant à la fois un polluant de l’air et un gaz à effet de serre.