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Tonnes/km2

Émissions et consommations 2022 en Île-de-France (estimations faites en 2025)

Agriculture
Branche énergie
Chantiers
Déchets
Emissions naturelles
Industrie
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Résidentiel
Tertiaire
Transport ferroviaire et fluvial
Transport routier

Les émissions

Quelles sont les quantités de polluants de l'air et de gaz à effet de serre rejetées directement dans l’air par secteur d’activité et par territoire et comment sont-elles calculées ? A quoi sert un inventaire d'émissions ?

 

Qu'appelle-t-on des émissions ? 

Les émissions désignent les polluants ou les gaz à effet de serre directement rejetés dans l'atmosphère par les activités humaines (cheminées d'usine ou de logements, pots d'échappement, agriculture…) ou par des sources naturelles (composés émis par la végétation et les sols). Elles sont principalement exprimées en tonnes par an. Il est important de bien différencier la notion d’émissions, qui représente les rejets de polluants dans l’atmosphère, et la notion de concentrations, qui représente les niveaux respirés dans l’atmosphère.

 

 

 

Un inventaire air, climat, énergie

L’inventaire des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre, ainsi que l’inventaire des consommations énergétiques font partie des missions d’Airparif.

Les polluants de l'air traités sont :

  • Les oxydes d'azote (NOX) : somme des émissions de monoxyde d’azote (NO), et de dioxyde d’azote (NO2)
  • Les particules primaires : une distinction est faite entre les particules PM10, de diamètre inférieur à 10 μm, et les particules fines PM2.5, de diamètre inférieur à 2.5 μm. Les particules PM10 intègrent les particules fines PM2.5.
  • Les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) : famille de plusieurs centaines d’espèces recensées pour leur impact sur la santé et comme précurseurs de l’ozone ou de particules secondaires.
  • L'ammoniac (NH3) : précurseur de nitrate et sulfate d’ammonium, particules secondaires.
  • Le dioxyde de soufre (SO2) : principalement issu de la combustion du fioul lourd et du charbon (production d’électricité, chauffage), de la combustion de kérosène ainsi que des unités de désulfurisation du pétrole (raffineries).

Les gaz à effet de serre pris en compte sont :

  • Le dioxyde de carbone (CO2)
  • Le méthane (CH4)
  • Le protoxyde d’azote (N2O)
  • Les composés fluorés

Les émissions de ces gaz sont présentées en équivalent CO2, une manière qui permet de comparer ces émissions sur la base de leur potentiel de réchauffement global, en convertissant les quantités des divers gaz émis en la quantité équivalente de CO2 ayant le même potentiel de réchauffement planétaire.

Les consommations énergétiques finales correspondent à l’énergie consommée par les différents secteurs d'activité et sont calculées avec les mêmes méthodologies que pour les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre afin de garantir une cohérence entre les problématiques air, climat et énergie.

Pourquoi les inventorier ?

La gestion de la qualité de l’air à l’échelle des territoires s’appuie en premier lieu sur la maîtrise des émissions des polluants et/ou de leurs précurseurs pour les polluants secondaires. Il est nécessaire de connaître, pour chaque polluant ou précurseur, le niveau d’émission par secteur d’activité, afin d’identifier des leviers d’action sur chaque territoire, et de suivre l’efficacité au fil du temps des mesures mises en place.

Du fait de leur pouvoir de réchauffement global et de leur impact sur le changement climatique, il est également primordial de maîtriser les émissions de gaz à effet de serre (GES). Les activités émettrices de polluants atmosphériques étant généralement émettrices de GES, les leviers d’action pour maîtriser ces émissions sont souvent les mêmes. Il convient cependant d’être vigilant, certaines actions ayant des effets antagonistes entre émissions de polluants atmosphériques et de GES.
Airparif recense les émissions directes de GES en Ile‐de‐France, ainsi que celles, indirectes, liées à la consommation d'électricité et de chauffage urbain sur le territoire francilien. A noter que, dans l’air ambiant, même à des niveaux élevés de concentrations, le CO2 n’a pas d'impact sanitaire.

L’inventaire d’Airparif fournit les données de référence pour les actions de politiques publiques sur les thématiques air, climat et énergie. Ces données sont mises à disposition de tous les acteurs : collectivités, acteurs économiques, bureaux d’études et associations afin d’alimenter les travaux d’élaboration des plans climat-air-énergie territoriaux et autres documents de planification locale. 
 

Comment l'inventaire est-il réalisé ? 

L'élaboration d'un inventaire est encadrée par des méthodologies rigoureuses, partagées et reconnues au niveau national et européen. 

Airparif réalise à une fréquence annuelle et à l’échelle communale l’inventaire des émissions régionales de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre. Ces émissions sont évaluées pour chaque secteur d’activité selon des méthodologies reposant sur les prescriptions nationales du Pôle de coordination des inventaires territoriaux (PCIT), reconnues et partagées au niveau national et européen.
L’inventaire des consommations énergétiques, des émissions de polluants atmosphériques et des émissions de gaz à effet de serre s’appuie sur les données d’activité et les statistiques spatialement les plus fines et les plus récentes disponibles.

Airparif est en charge au sein du ROSE (Réseau d’Observation Statistique de l’Énergie) de la construction et de la maintenance de l’inventaire des consommations énergétiques pour la région Île-de-France. Ces travaux sont menés parallèlement avec l’inventaire des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre et sont validées par les membres du ROSE. Les consommations énergétiques d’Airparif sont disponibles par secteur d’activité, source d’énergie et par typologie du bâti pour le secteur résidentiel sur le site ENERGIF.

En savoir plus

Inventaire des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre pour l’année 2023 de l’Île-de-France et de la Métropole du Grand Paris

La fréquence de mise à jour de l’inventaire communal Air-Climat-Energie est biannuelle et cet inventaire pour l’année N est généralement rendu disponible à la fin de l’année N+2, en raison des délais de mise à disposition des données d’entrée, des travaux nécessaires de complétion et de traitement de ces données, ainsi que du recalcul de l’historique et de la validation de la qualité des résultats. Pour disposer de données d’inventaire sur les années non couvertes par l’exercice communal, notamment sur les consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre (GES), Airparif a développé une méthode de calcul permettant de mettre à jour son inventaire à l’échelle régionale et métropolitaine de manière simplifiée, ici appliquée à l’année 2023. 

Quelques grands enseignements de l'inventaire 2023 :

  • En 2023, les émissions de GES scope 1+2 en Île-de-France s’élèvent à 29 MteqCO2, et celles de la Métropole du Grand Paris à 13 MteqCO2 (soit 45% du total régional). Par rapport à 2022, ces émissions ont diminué de -4% à l’échelle régionale et de -3% à l’échelle métropolitaine.
  • La consommation énergétique régionale est de 160 TWh en 2023, dont 82 TWh sont consommés au sein de la Métropole du Grand Paris (soit 51% du total régional). La consommation d’énergie finale en Île-de-France et au sein de la Métropole du Grand Paris est en diminution entre 2022 et 2023, respectivement de -5% et -3% (à climat normal).
  • La consommation finale d’énergie et les émissions de GES poursuivent ainsi leur décroissance depuis les années 2005-2010 à l’échelle régionale et métropolitaine. Ces diminutions sont portées entre 2022 et 2023 par le transport routier ainsi que par les secteurs résidentiel, tertiaire et industriel, ces quatre secteurs diminuant principalement leur consommation d’énergie fossile. Pour l’industrie, la baisse de consommation d’énergie s’est même accélérée entre 2022 et 2023. À l’inverse, les émissions de GES des plateformes aéroportuaires augmentent faiblement.
     

Inventaire des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre pour l'année 2023 - Ile-de-France et Métropole du Grand Paris

Note Inventaire des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre pour l'année 2020 en Ile-de-France