[22 janvier 2026] Airparif a mené une enquête de perception de la qualité de l’air en Ile-de-France avec Ipsos bva en octobre 2025 et publie ses résultats aujourd’hui. Les Franciliens accordent une grande importance à la qualité de l’air qu’ils respirent, tant dans leurs préoccupations environnementales que dans leurs comportements quotidiens. Cette enquête révèle également une attente forte vis-à-vis des pouvoirs publics, jugés insuffisamment engagés sur le sujet, et souligne le rôle central d’Airparif dans l’accompagnement des politiques publiques en faveur de l’amélioration durable de la qualité de l’air.
 

La qualité de l'air, une préoccupation majeure des Franciliens

La pollution de l’air constitue une préoccupation environnementale majeure pour les Franciliens. Près d’un Francilien sur deux (49 %) la cite parmi ses trois principales préoccupations environnementales, la plaçant en deuxième position, juste derrière le changement climatique, et cela, quel que soit le territoire (Paris, Métropole du Grand Paris, Grande Couronne). Cette inquiétude se traduit concrètement dans les comportements : la moitié des Franciliens déclare avoir déjà modifié au moins une de ses habitudes afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air.

Ces changements concernent notamment l’aération du logement, le choix du mode de transport ou encore les pratiques de chauffage. Ces résultats montrent que la qualité de l’air n’est pas perçue comme un enjeu abstrait, mais comme une problématique directement liée au cadre de vie et à la santé, pour laquelle les citoyens se sentent individuellement concernés.
 

Les Franciliens sont favorables à ce que leurs dirigeants s’engagent davantage sur le sujet de la qualité de l’air

Si les Franciliens se mobilisent à titre individuel, une large majorité estime que l’action publique reste insuffisante face à la pollution de l’air. Près de huit sur dix (78 %) jugent que les responsables politiques n’agissent pas assez, tout en exprimant un fort soutien aux politiques publiques de réduction des émissions. Plus de la moitié des Franciliens se déclarent favorables à l’existence des zones à faibles émissions, y compris parmi les automobilistes réguliers, et une majorité des personnes non opposées au dispositif souhaite même son renforcement. La moitié soutient également l’interdiction des cheminées ouvertes à usage d’agrément, très émettrices de particules fines. Plus largement, la réduction des énergies fossiles est identifiée comme un levier commun pour améliorer la qualité de l’air et lutter contre le changement climatique, dans un contexte où les politiques mises en œuvre à différentes échelles ont déjà permis de réduire de près de moitié les niveaux de particules fines et d’oxydes d’azote en Île-de-France au cours des vingt dernières années.


Les Franciliens ont une connaissance partielle des enjeux de la pollution de l'air

Si la pollution de l’air est largement perçue comme un enjeu majeur de santé publique, ses sources, ses effets sanitaires et les évolutions récentes de la qualité de l’air restent encore mal connus. Près de 90 % des Franciliens ignorent que les concentrations de particules fines et de dioxyde d’azote ont diminué au cours des dix dernières années. Les sources de pollution sont également mal identifiées, ce qui contribue à une perception d’inefficacité des politiques publiques, malgré une bonne reconnaissance de certains leviers d’action comme le développement des transports en commun ou la réduction de la place de la voiture en ville. Sur le plan sanitaire, les impacts de la pollution de l’air sont souvent sous-estimés ou méconnus, alors qu’elle reste responsable d’environ 8 000 décès prématurés chaque année en Île-de-France et qu’elle est associée à de nombreuses pathologies, au-delà des seules atteintes respiratoires.