Les facteurs d’influence sur la qualité de l'air dans les enceintes ferroviaires souterraines

 

Plusieurs facteurs expliquent la variation de la qualité de l'air respiré dans ces espaces :

 

-    La fréquentation des lieux (plus la fréquentation d’une station est élevée, plus la qualité de l'air en est impactée)
-    La profondeur de la station (plus la station est située en profondeur, plus les échanges d’air sont difficiles, notamment si le système de ventilation n’est pas optimal et moins l’air est de bonne qualité)
-    La ventilation
-    Les rames de métro ou de RER qui y circulent (le matériel utilisé n’est pas le même d’une ligne à une autre)
-    La fréquence de circulation des trains
-    L’ancienneté de la station (les premières stations de métro ont été construites au début du 20e siècle, tandis que d’autres sont beaucoup plus récentes)

 

Les particules : polluant majoritaire

 

Par rapport à l’air extérieur, le dioxyde d’azote se retrouve en plus faible concentration et l’ozone quasiment absent de ces enceintes.

Les particules, en revanche, représentent le polluant le plus présent, et ce, pour deux raisons principales :

-    La circulation des trains, et surtout, le système de freinage. Une situation d’autant plus marquée que la station est très fréquentée.
-    La remise en suspension des particules déposées au sol par le passage des trains et les déplacements des voyageurs.

Du fait de ces deux éléments, les concentrations en particules restent plus élevées sur les quais, à proximité immédiate des trains, que dans les autres espaces des stations, comme les couloirs.

 



Evolution des concentrations en PM10 sur une journée sur le quai du RER C à la station Avenue Foch sur la période d’avril 2018 à décembre 2022. 
Le trait bleu foncé représente l’évolution moyenne, la surface bleue l’évolution des concentrations pour une heure donnée.
La nuit, lors des périodes de fermeture des stations au public, des niveaux élevés peuvent ponctuellement être mesurés sur les quais. Ils sont généralement liés à des travaux sur les voies.

 

Données disponibles

 

Dans le cadre de son partenariat avec Île-de-France mobilités, Airparif a publié une première cartographie de la pollution aux particules sur 44 quais du métro, RER et Transilien dans des stations souterraines ou mixtes (à la fois souterraines et à l’air libre). Les 44 quais de station présentent des niveaux de pollution de l’air qui varient fortement d’une station à l’autre, et d’un moment à l’autre de la journée. Sur les 44 stations, 3 (toutes souterraines) présentent des niveaux de pollution de l’air élevés vis-à-vis des seuils recommandés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

 


Actualité ICI , pour plus d'informations


Airparif travaille également en partenariat avec SNCF Gares & Connexions depuis 2016. Ainsi, une importante campagne de mesure a été réalisée entre septembre 2016 et septembre 2018 sur 25 gares du réseau Transilien, avec Airparif et l’Agence d’essai ferroviaire (AEF). 

Ce partenariat a aussi permis de mettre en place des mesures en continu réalisées par Airparif sur le quai du RER C à la station Avenue Foch. Cette gare a été choisie selon sa typologie, son trafic, sa fréquentation et le niveau d'empoussièrement. Les mesures en continu et en direct sont accessibles en ligne . 

La RATP publie ces données et notamment celles de son réseau permanent de mesure de la qualité de l’air sur la plateforme Qualité de l'Air (ratp.fr)

Les rapports sont disponibles via les liens utiles ci-dessous.