Première cartographie de référence de la qualité de l’air sur les quais des enceintes ferroviaires 

 

Dans le cadre de son partenariat avec Île-de-France mobilités, Airparif publie une première cartographie de référence de la pollution aux particules sur 44 quais du métro, RER et Transilien. Pour la première fois, ces données sont comparées aux seuils proposés par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) en matière de qualité de l’air sur les quais des enceintes ferroviaires souterraines pour évaluer les niveaux de pollution au regard d’un temps d’exposition d’une heure. 


44 quais de stations ont pu être documentés sur les 397 stations du réseau francilien. 3 stations présentent des niveaux de pollution de l’air élevés, et 31 autres des niveaux moyens vis-à-vis des seuils proposés par l’ANSES. En revanche, 10 présentent des niveaux de pollution de l’air faibles au regard de ces seuils.

Cette évaluation s’appuie spécifiquement sur des mesures fiables du fait des appareils utilisés, réglementés pour la surveillance des particules, et par rapport à la durée des observations, permanentes ou au minimum d’une semaine pour prendre en compte la variation des niveaux d’une heure à l’autre. Les données utilisées couvrent des mesures effectuées par la RATP, SNCF et Airparif durant la période 2015-2022.

Carte « Qualité de l’air sur les quais des métros, RER et Transilien (pour un temps d'exposition d'une heure) »


La méthodologie de réalisation de cette cartographie est disponible ici

Une carte évolutive


Cette carte constitue une base de travail qui est amenée à évoluer et à être complétée. Cette évolution est prévue d’ici le mois de juin 2024 en renseignant les concentrations sur les stations non instrumentées via la mise en évidence de facteurs d’influence permettant d’identifier des classes de stations exposées à des niveaux de pollution comparables (faible, moyen, élevé). Ce travail pourrait aussi s’accompagner de recommandations concernant la réalisation de nouvelles campagnes de mesure, à la fois pour de nouvelles stations et pour celles où les données disponibles sont à compléter. Ce qui pourrait amener à renforcer le réseau permanent de surveillance de la qualité de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines.  Il permet également d’avoir une référence pour suivre les stations et gares pour lesquelles des actions sont en cours pour diminuer les niveaux de pollution et identifier celles à traiter. Enfin cette cartographie vie à améliorer l’information à destination des usagers. En parallèle, des mesures expérimentales sont menées dans les rames, par la RATP et la SNCF avec l’appui d’Airparif, afin de mieux caractériser l’exposition des usagers aux particules durant leurs trajets.


Cette étude d’Airparif a été financée par Île-de-France mobilité et a été mise en place pour répondre aux différentes interrogations et sollicitations des membres d’Airparif (Île-de-France Mobilités opérateurs RATP et SNCF, associations comme Respire, collectivités dont la Région Île-de-France).