En Ile-de-France, le trafic routier reste la principale source de pollution. 


Avec le soutien de la Métropole du Grand Paris, la Ville de Paris et l’Ademe, AIRLAB a souhaité tester plusieurs types d’incitations douces pour sensibiliser les Franciliens à l’impact de leur mobilité et à l’enjeu pour certains de rompre avec leurs habitudes. 

Le dispositif


Le dispositif dénommé MODOUX reposait sur une webApp et des sessions d’ateliers pour une partie des participants.
L’outil numérique permettait aux citoyens d'évaluer les émissions de CO2 et de polluants de l'air de leurs parcours domicile-travail et de se comparer à la communauté des participants. Des conseils pratiques et des informations sur les différents types de polluants étaient également poussés par l’application.
L’expérimentation s’est déroulée entre avril et juillet dernier et a été accueillie par la Ville de Paris, Aesio Mutuelle, la ville de Pantin ainsi que le Département du Val-de-Marne.
Elle avait pour objectif de tester plusieurs leviers de changement de comportement :
-    La comparaison à la norme sociale ;
-    La connaissance des émissions de ses déplacements individuels ;
-    La découverte du sujet de la pollution atmosphérique à travers la Fresque de la qualité de l’air ;
-    La recherche de solutions de mobilité alternatives par le biais d’ateliers animés par Vivacités et Ecocityzen.

Pour tester l’efficacité de ces différents leviers, nous avons formé 3 groupes chacun exposé à des influences spécifiques.
Ainsi, le premier groupe consistait en un groupe placebo, le deuxième avait accès aux émissions de ses déplacements, à la comparaison avec ses collègues ainsi qu’aux conseils poussés par l’application tandis que le troisième groupe avait accès à toutes ces informations et était, en plus, invité à participer à des ateliers de sensibilisation.

Les résultats


La participation a été plus faible que prévu. Aussi, il est délicat de tirer de tirer des enseignements définitifs. Néanmoins, l’analyse des enquêtes (amont et aval) ainsi que les saisies hebdomadaires via la webApp fait ressortir plusieurs points saillants :
-    Le groupe 2 (application sans atelier) a augmenté son usage des modes actifs (vélo, marche) et réduit son usage des transports en commun.
-    L’expérimentation n’a pas montré d’impact sur l’usage de la voiture individuelle
-    Les informations les plus likées concernent l’impact des mobilités actives sur la santé, les moins likées concernent le vélo
-    29% des participants ont déclaré que leur engagement découlait du sens de devoir en tant que citoyen alors que seuls 17% ont répondu à la demande de leur employeur.