détail d'une actualité 1er juillet, de nouvelles mesures sur le trafic à Paris. Quel impact sur la qualité de l’air ?

Le vendredi 01 juillet 2016

A Paris, un Parisien sur deux est fortement exposé à la pollution dont l’une des sources principales est le trafic routier. Partant de ce constat, la Ville de Paris vient de mettre en place la deuxième phase de son plan de lutte contre la pollution. Airparif a réalisé l’évaluation de l’impact de cette restriction de circulation pour la période du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017.

La diminution des émissions associée à cette mesure portant sur la restriction des véhicules les plus anciens, et donc les plus polluants, est favorable pour l’ensemble des polluants.

Pour 2 % des véhicules concernés par la restriction horaire, la diminution des émissions des trois polluants problématiques de la capitale est estimée à :

  • 5 % des émissions d’oxydes d’azote (NOx) de Paris et du Boulevard périphérique issues du trafic. En Île-de-France, 1.5 millions de Franciliens, dont un Parisien sur deux, sont exposés à des niveaux de dioxyde d’azote (NO2) au-delà de la réglementation.
  • 3 % des émissions de particules PM10 (inférieures à 10 µm) de Paris et du Boulevard périphérique issues du trafic. Polluant pour lequel les niveaux de pollution à proximité du trafic sont dépassés plus d’un jour sur 5.
  • 4 % des émissions de particules fines PM2,5 (inférieures à 2,5 µm) de Paris et du Boulevard périphérique issues du trafic. Polluant pour lequel 95 % des habitants de la région sont exposés à des niveaux au-delà des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. 

Restriction des véhicules les plus anciens

Cette interdiction au 1er juillet 2016 est la deuxième étape d’un programme sur 4 ans. Les résultats de l’évaluation d’Airparif des étapes suivantes seront disponibles dès l’automne. 


Il ne faut pas confondre

  • Les émissions de polluants qui correspondent aux quantités de polluants directement rejetées dans l'atmosphère par les activités humaines (cheminées d'usine ou de logements, pots d'échappement, agriculture...) ou par des sources naturelles (composés émis par la végétation et les sols ou panache de volcans) exprimées par exemple en kilogrammes ou tonnes par an ou par heure.
  • Avec les concentrations de polluants qui caractérisent la qualité de l'air que l'on respire, et qui s'expriment le plus souvent en microgrammes par mètre cube (µg/m3) et qui sont très influencées par la proximité des sources polluantes.

Plus en savoir plus :



Accès aux anciennes actualités d’Airparif